Projet CG38 - PGRN piloté par l'ADRGT

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Titre du projet

Caractérisation de l'évolution d'un massif rocheux très fracturé par différentes méthodes sismiques

[ rapport pdf ] [ présentation ]

Type d'aléa
Mouvements de terrain - éboulements - chutes de blocs
Année

2009


Organisme pilote
ADRGT
Organisme(s) associé(s)
LGIT - IPGP - DDE38
Coordonnateur
Olivier LE ROUX
Participants
Ombeline MERIC, Héloïse CADET, Lionel LORIER (ADRGT), Eric LAROSE, Denis JONGMANS (LGIT), Florent BRENGUIER (IPGP)

Résumé du projet

Le projet subventionné par le PGRN en 2006 sur la caractérisation des risques résiduels après éboulement dans les matériaux rocheux très fracturés avait mis en évidence qu’un laps de temps suffisamment grand (3-4 ans) était nécessaire pour bien apprécier une évolution des caractéristiques géophysiques par tomographie sismique. L’objectif de ce projet, qui y fait suite, consiste donc à améliorer la méthodologie d’appréciation de l’évolution des caractéristiques mécaniques par méthodes sismiques (à travers la variation temporelle des vitesses sismiques du massif rocheux) en utilisant une nouvelle méthode de surveillance semi-active basée sur la corrélation sismique.

Cette étude a été appliquée sur le site des Echarennes localisée au dessus de la RD526 entre la Mure et Mens (Isère), immédiatement à l’amont d’un éboulement de plusieurs centaines de m3 s’étant produit le 20 janvier 2004.

Les résultats des tomographies sismiques mettent en évidence des vitesses sismiques en ondes P faibles (< 1800 m/s) sur plus de 25 m d’épaisseur probablement liées à une déstructuration très importante du massif rocheux. La comparaison des tomographies sismiques entre la dernière et la première acquisition semble montrer une diminution relative de vitesse significative (- 30 %) dans la partie amont du massif sur une dizaine de mètre d’épaisseur pouvant être liée à une altération des caractéristiques mécaniques du massif rocheux. Néanmoins cette méthode présente de nombreuses incertitudes de mesure qui rendent délicat une interprétation des variations de vitesse.

La méthode d’estimation des variations de vitesse sismique par la méthode semi-active,  haute-fréquence fonctionne en revanche avec une bonne précision sur le site des Echarennes. Les résultats des expériences de sismique semi-active ont montré que les variations relatives de vitesses mesurées étaient inférieures à ± 2 % sur les 2 mois de mesures avec une très bonne corrélation avec la précipitation. De manière à poursuivre cette analyse, il serait nécessaire d’effectuer des mesures sismiques continues sur une grande période de temps (plusieurs mois, années) en utilisant notamment le bruit de fond sismique en complément des tirs.

 

[Programme de recherche départemental]