Projet CG38 - PGRN piloté par le Cemagref EM

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Mis à jour : 09/12/2010
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Titre du projet

Génie végétal en milieu alpin - évaluation des capacités de bouturage et de la résistance à la sécheresse de Myricaria germanica

[ rapport pdf ] [ présentation ]

Type d'aléa
Crues en rivière et inondations / Crues, érosion et laves torrentielles
Année

2009


Organisme pilote
Cemagref UR EM
Organisme(s) associé(s)
- LECA
- ENS-LSH
Coordonnateur
Catherine LAVAINE
Participants
André EVETTE (Cemagref UR EM), Hervé PIÉGAY (ENS Lyon, UMR 5600) & Jacky GIREL (Laboratoire d’écologie alpine)

Résumé du projet

L’érosion des berges de rivière, bien qu’étant un phénomène naturel, peut être limitée en présence d’enjeux anthropiques riverains par l’installation d’une couverture végétale dense et pérenne, communément appelée « ouvrage de génie végétal ». L’hégémonie des saules, espèces classiquement utilisées, ainsi que les contraintes stationnelles des milieux alpins (xéricité du substrat et perturbations mécaniques importantes) orientent la recherche vers l’étude de nouvelles espèces, potentiellement utilisables en génie végétal.

L’espèce inféodée aux milieux rivulaires alpins que représente Myricaria germanica est ici retenue pour ses facultés d’ancrage, sa résistance à l’ensevelissement et son appareil aérien très rétenteur en particules fines. Le projet présenté ici a pour objectif principal d’apporter des connaissances sur les capacités d’utilisation de cette espèce en génie végétal.

Trois séries d’expérimentations ont été menées sur des boutures de cette espèce : une sur une berge de cours d’eau et deux dans des containers.

Les résultats ont montré que cette espèce présente un taux de reprise au bouturage compatible avec une utilisation en génie végétal. Les expérimentations présentées dans ce rapport montrent également une résistance à la sécheresse accrue par rapport à celle des saules, quelle que soit la durée et l’intensité de cette sécheresse. D’autres expérimentations montrent également une similarité de comportement racinaire pour l’accès à la nappe phréatique entre M. germanica et les saules, ce qui suggère une exploitation rapide de la nappe phréatique et un enracinement profond. Ses facultés de résistance à la sécheresse, sa répartition naturelle en zone alpine, sur des substrats grossiers et pauvres en matière organique en font de plus une candidate intéressante pour son implantation sur des ouvrages en milieu alpin. L’utilisation de M. germanica en génie végétal permettrait également d’augmenter la biodiversité sur ouvrage, facteur de stabilité des ouvrages de par la diversité de formes aériennes et racinaires.

 

[Programme de recherche départemental]