Des volumes très importants de sédiments sont transportés (par charriage et suspension) par les cours
d’eau au cours d’une année hydrologique normale. Les impacts de ces flux doivent être considérés à
différentes échelles de temps. A l’échelle de l’évènement, les sédiments charriés peuvent être une source
non négligeable de risques par leurs effets directs (modification du lit) ou indirects (transferts de quantité
de mouvement) sur l’écoulement. A moyen et long terme, le transport sédimentaire est responsable de
l’évolution morphologique du cours d’eau et du colmatage des ouvrages.
Les enjeux sont donc très importants, et ce particulièrement dans le contexte isérois, avec, entre autres,
les futurs travaux d’aménagements de l’Isère, la problématique de la Séchilienne, et les interrogations de
plus en plus pressantes quant aux impacts du changement climatique sur les crues.
Des dizaines de formules ont été proposées au cours des dernières décennies pour calculer les flux solides
associés aux crues. Si leur efficacité à représenter les mesures de laboratoire a pu être vérifiée, leur
validité pour des situations naturelles est souvent contestée. Une des raisons à cela pourrait être la nature
très fluctuante du phénomène de transport, qui peut se manifester avec des intensités très différentes
pour un même évènement hydrologique selon l’échelle temporelle utilisée pour son observation.
Ce projet a pour objectif de faire le point sur les équations disponibles, et d’évaluer leur efficacité sur des
données de terrain (existantes et à produire) en prenant en considération les fréquences d’échantillonnage
des mesures. |