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Titre
du projet |
Signatures
sismiques d'avalanches déclenchées au col du
Lautaret |
| Type
d'aléa |
Glace,
neige et avalanches |
| Mots-clés |
Détection
sismique des avalanches - Expérimentation - Déclenchement
artificiel à l’explosif - Analyse du signal |
| Champs
disciplinaires |
Nivologie,
Analyse/traitement du signal |
1) Organismes et auteurs
| Organisme
pilote |
Météo
France CEN |
| Organisme(s)
associé(s) |
Cemagref
ETNA |
| Coordonnateur |
Jean-Pierre
NAVARRE |
| Participants |
J.
ROULLE, A. TAILLEFER |
2) Contexte du projet
| Site(s)
d'étude |
Col
du Lautaret |
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Contexte
de l'étude |
Ce
projet d’étude pluriannuel porte sur l’étude
des signatures sismiques d’avalanches déclenchées
au col du Lautaret., dans un site ou un couloir précis.
Il s’insère dans le cadre du programme plus général
Détection Sismique des Avalanches (DSA), qui vise à
étudier comment les caractéristiques des avalanches
peuvent influer sur leurs signatures sismiques. Le programme
DSA du CEN a pour objectif la réalisation et la mise
au point d’un système de détection automatique
des avalanches naturelles à l’échelle
d’un massif. Le but est d’obtenir, à distance
et en léger différé, des informations
objectives et complètes sur l’activité
avalancheuse d’un massif (ou secteur). En effet, cette
information ne repose actuellement que sur l’observation
humaine et elle est donc dépendante des conditions
de visibilité. L’objectif de cette DSA est d’apporter
une aide à la Prévision des Risques d’Avalanches
naturelles (PRA).
A
partir d’équipements installés près
de St Christophe en Oisans (depuis 1992), le CEN a pu enregistrer
de nombreux signaux sismiques d’avalanches et développer
un logiciel (SARA) de reconnaissance automatique des signaux
d’origine avalancheuse, en collaboration avec le Centre
d’Etudes des Phénomènes Aléatoires
et Géophysiques (CEPHAG). En 1996, le CEN a développé
un prototype autonome de DSA, qui comprend une balise sismologique
SISMALP3-PC, qui intègre le logiciel de reconnaissance
et qui est associé à un capteur géophone
3 composantes, une transmission des informations vers le CEN
par satellite MétéoSat et une alimentation par
batteries et panneaux solaires. Deux prototypes ont été
réalisés et installés au début
de l’hiver 97 près de St Christophe en Oisans
et près de Vaujany, pour des tests pré-opérationnels.
Le développement de ces prototypes de DSA et les résultats
relatifs à leur fonctionnement durant l’hiver
96/97 ont fait l’objet de plusieurs publications et
présentations dans des colloques.
Pour
approfondir l’analyse des signaux sismiques d’avalanches,
il est apparu nécessaire d’étudier plus
précisément comment les différents paramètres
caractéristiques des avalanches pourrait influer sur
les signatures sismiques de ces dernières. La détermination
de telles relations devrait permettre de mieux exploiter les
signaux sismiques d’avalanches, et éventuellement
d’en dégager des informations complémentaires
pour une meilleure reconnaissance et localisation des avalanches,
pour une meilleure évaluation des paramètres
qui peuvent influer sur la qualité et la portée
d’un système DSA et, à terme, pour évaluer
certaines caractéristiques d’avalanches ainsi
détectées. C’est dans cette optique qu’ont
été entrepris des enregistrements sismiques
d’avalanches déclenchées au col du Lautaret,
site expérimental du Cemagref. Les signaux sismiques
sont enregistrés et analysés par le CEN, qui
s’appuie pour cela sur des programmes (filtrage AR,
méthode de Capon, polarisation…) qu’il
a développés et sur le logiciel (MUSTIG) qu’il
a acquis.
L’hiver
95/96 avait déjà permis quelques déclenchements
et enregistrements sismiques d’avalanches au col du
Lautaret, mais en ombre très limité compte tenu
des conditions nivo-météorologiques et avec
des avalanches d’ampleur assez modeste. Mais les enregistrements
sismiques sur ce site sont fortement perturbés, dans
les 10-15 premières secondes qui suivent l’explosion.
Ces perturbations sont consécutives aux ondes sismiques
et phoniques (amplifiées par des phénomènes
d’échos) que génère le déclenchement
à l’explosif ; et ceci est d’autant plus
gênant que l’avalanche est de faible importance.
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| Programme
plus vaste |
Programme
Détection Sismique des Avalanches (DSA) |
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Initiation
du projet |
Participation
du PGRN |
| Montant
du financement
(k€) |
4,573
k€ (30 kF) |
Part
du CG38 - PGRN |
~10
% |
| (Co)-Financements |
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|
Appréciation
du rôle du financement CG38 - PGRN |
Ce
financement a permis de payer du temps de travail : assistance/déplacement
traitement du signal |
3)
Objectifs, méthodes et résultats
|
Objectifs |
Etudes
réalisées en 96-97 dans le cadre de ce projet
:
Réalisation de deux campagnes de déclenchements
d’avalanches, accompagnées d’enregistrements
sismiques et de prises de vues vidéo. Malheureusement,
ces avalanches ont été de faible ampleur, compte
tenu des conditions nivologiques. |
| Méthodologie |
•
Déclenchements à l’explosif avec des
charges variées et enregistrements sismiques correspondants
à ces tirs, tous effectués dans les mêmes
conditions : emplacement (à 750m environ du haut
du couloir, le capteur étant posé en contact
avec la route du Galibier et recouvert de 50cm à
1m de neige), matériel (balise 3 composantes alimentée
par batteries) et configuration balise (réglage par
micro portable).
•
Analyse des signaux sur des représentations dans
le domaine du temps, sur des analyses temps-fréquence
(spectogrammes) et sur des recherches de polarisation linéaire.
•
Analyses de ces enregistrements en les comparant avec les
images vidéos, afin (i) d’ajuster l’écoulement
de l’avalanche avec le signal sismique, par repérage
temporel du passage du front en différentes zones
du couloir et (ii) de dissocier la signature sismique de
l’avalanche proprement dite de celle qui est générée
par l’explosif et les échos.
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| Résultats |
•
Les analyses des signaux permettent de mieux cerner les
différentes composantes spectrales et caractéristiques
des signaux, mais elles peuvent également aider à
appréhender l’origine des différentes
ondes sismiques enregistrées : explosion et échos
ou écoulement de l’avalanche.
•
Calage du top de départ de l’avalanche et essai
de synchronisation entre les signaux sismiques et la progression
du front.
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4)
Débouchés du projet
| Utilisateurs
finaux potentiels |
Chercheurs
CEN et Cemagref |
|
Production
scientifique |
-
Méthodologie innovante
- Production de connaissances pratiques / opérationnelles |
|
Partenariats |
-
Préexistant
- Qui se poursuit |
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Retombées
du projet |
Poursuite
du projet DSA (détection + analyse des signaux)
Les résultats
obtenus en 1997 ont montré la complexité du
sujet et la nécessité d’avoir d’autres
enregistrements d’avalanche au col du Lautaret pour
pouvoir effectuer valablement des analyses comparatives. Fin
97, le Cemagref ETNA a installé un Gazex au sommet
du couloir N°2, afin de pouvoir effectuer les déclenchements
dans de meilleures conditions. Un seul tir a pu être
réalisé durant l’hiver 97-98 ; ce tir
n’a engendré qu’une toute petite avalanche
superficielle, d’un volume d’à peine 100
m3 et qui s’est arrêtée au-dessus de la
route du Galibier. Un enregistrement sismique a cependant
été effectué ce jour là, avec
une balise sismologique Léas-Sismalp-3D, dans des conditions
d’enregistrement similaires à celles de l’hiver
précédent. Mais compte tenu de la brièveté
et de la petitesse de cette avalanche, le signal enregistré
est entièrement dominé par le tir du Gazex et
les vibrations sismiques associées. L’analyse
de ce signal apporte cependant des informations intéressantes
sur la forme et les fréquences du signal généré
par le Gazex ; ces informations seront utiles quand il faudra
exploiter des signaux relatifs à des déclenchements
d’avalanches plus conséquentes. Mais les perturbations
générées par les échos phoniques
et sismiques de l’explosion obligent à un traitement
délicat des signaux, qui doit s’appuyer sur d’autres
enregistrements. Dans cette optique, du matériel a
été acquis pour enregistrer des signaux phoniques,
afin de coupler les enregistrements sismiques avec des enregistrements
acoustiques ; ceci devrait permettre de mieux analyser la
structure des enregistrements sismiques.
Mais ce projet
d’étude est un projet pluriannuel, qui se poursuit
dans le cadre du programme DSA (…). Le sujet est complexe,
mais il peut avoir des applications pour les chercheurs qui
travaillent sur la dynamique des avalanches, et c’était
d’ailleurs l’un des thèmes du contrat européen
SAME auquel ont participé le Cemagref ETNA et le CEN.
Mais ce sujet peut aussi avoir des applications pour les responsables
de prévention qui souhaitent avoir automatiquement
des informations sur les conséquences de tirs par Gazex.
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5)
Valorisation du projet
| Publications
et communications |
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| Pages
Web |
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