[PGRN] [Programme de recherche départemental]

Projet CG38 - PGRN piloté par le LGIT

Titre du projet

Suivi temporel en continu du mouvement de SÚchilienne : l'urgence d'une Úcoute sismique 

[ fiche projet ] [ rapport pdf ]

Type d'aléa
Mouvements de terrain - éboulements - chutes de blocs
Année

2007


Organisme pilote
LGIT
Organisme(s) associé(s)
LGIT - CETE Lyon
Coordonnateur
Jean-Robert GRASSO
Participants
- LGIT : Agnès HELMSTETTER, Laura SANCHEZ, Stéphane GARAMBOIS, Fabrice DORÉ, Yves ORENGO, Sandrine ROUSSEL, Sophie CRAVOISIER
- CETE Lyon : Jean-Paul DURANTHON, Pierre POTHÉRAT, Johan KASPERSKI

Résumé du projet

Le mouvement de terrain des Ruines de Séchilienne (Isère, France) constitue un risque majeur bien connu pour la région grenobloise. En effet, il y a un risque important d’effondrement partiel ou total du versant et la création d’un lac-barrage de la Romanche, dont la rupture brutale aurait des conséquences certaines en terme d’inondation. Ce site est instrumenté depuis 1988 avec des mesures de déplacement optiques (laser infrarouge), radar et GPS, des extensomètres et une station météorologique, gérées par le CETE de Lyon. Plus récemment, des réseaux de polarisation spontanée (PS, dédiés à des buts de recherche fondamentale), et surtout sismologiques ont été installés respectivement depuis juin 2005 et Mai 2007 dans le cadre de l”Observatoire Multidisciplinaire des Instabilités de Versants” de l’INSU.

Le financement du PGRN 2007 a permis de déployer l’écoute sismique dès Mai 2007, en appuis du programme de recherche européen (TRIGS) et de l’Institut National des Sciences de l’Univers, dans le contexte d’un observatoire permanent des mouvements de terrain. Le financement du PGRN a participé à l’achat et à la maintenance des 3 stations sismologiques. Le réseau sismologique a détecté des milliers d’évènements à chaque station. Il enregistre à la fois des évènements très courts et impulsifs, probablement dus à de la fracturation ou à l’ouverture de crevasses, et des évènements beaucoup plus longs (jusqu’à plusieurs minutes), probablement associés à des chutes de blocs. La localisation de ces évènements est difficile à l’heure actuelle car la plupart de ces signaux sont peu impulsifs et il n’existe pas encore de modèle de vitesse en ondes P sur le site. Les travaux présentés dans le cadre de ce rapport concernent le traitement et l’interprétation de l’activité micro-sismique. La microsismicité est très variable au cours du temps, allant en moyenne de quelques évènements par jour, à des pics de plus de 100 évènements par jour. Ces crises sont la plupart du temps associées à des pluies, avec un temps de réponse quasi-nul entre le début de la pluie et l’augmentation de la sismicité. Différents évènements et également certaines corrélations sont présentés.

La description du dispositif ainsi que les données sont consultables sur le site : www-lgit.obs.ujf-grenoble.fr/observations/omiv/SECHILIENNE.

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