Projet CG38 - PGRN piloté par le LGIT

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Mis à jour : 22/12/2010
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Titre du projet

Essais de détermination de critères d'acceptabilités du risque sismique par évaluation probabiliste :
application à l'agglomération grenobloise. RISK-ALPE

[ rapport pdf ] [ présentation ]

Type d'aléa
Risque sismique
Année

2009


Organisme pilote
LGIT
Organisme(s) associé(s)
GEOTER
Coordonnateur
Philippe GUEGUEN
Participants
François DUNAND (GEOTER)

Résumé du projet

Dans la synthèse des niveaux de risques pour différentes sources de danger réalisée par Breysse (2009) les différents taux de mortalité associés sont comparés. Cette comparaison met en évidence deux types de risques: (1) le risque volontaire, que prend volontairement un individu dans l’objectif d’obtenir un certain bénéfice. Pour ce type de risque, le niveau d’acceptabilité peu être élevé du fait de son caractère volontaire. (2) Le risque involontaire, subit par la population ou la société et qui n’est pas choisi librement (exposition au séisme ou à l’incendie). Pour ce type de risque, le niveau d’acceptabilité est faible car souvent perçu comme une fatalité. Afin d’orienter vers la meilleure direction possible les politiques de prévention, il est nécessaire avant toute chose d’évaluer le niveau de risque et connaître pour ce risque le niveau d’acceptabilité. Certaines industries (e.g., nucléaire, chimie...) concernées par la prise en compte des aléas ont été amenées à définir des niveaux d’acceptabilité du risque suivant l’approche ALARP (As Low As Reasonably Practicable). Elle se base sur la représentation de la gravité des conséquences suivant leur probabilité. Cette représentation permet de définir 3 domaines en fonction du niveau d’acceptabilité de risque: (1) un domaine où le risque est jugé inacceptable en raison d’une fréquence trop élevée ou de conséquences trop importantes. Dans ce domaine, des actions immédiates doivent êtres menées pour réduire le risque ; (2) un domaine 3 où le risque n’est plus perçu et est jugé acceptable; (3) un domaine 2 intermédiaire dit ALARP dans lequel le risque est jugé tolérable. Dans ce domaine, des actions peuvent êtres entreprises en fonction des gains qu’elles procurent et de leurs coûts.

Cette démarche est intéressante dès lors que l’on traite des risques qui n’ont pas une probabilité d’occurrence élevée. Dans un pays comme la France, cet exercice est rendu difficile à cause du niveau de sismicité modérée mais aussi parce qu’il n’existe pas de réglementation française spécifique pour traiter du niveau d’acceptabilité des risques. Pourtant, des tremblements de terre de magnitude supérieure à 5 se produisent parfois dans les zones les plus sismiques (Alpes à l’Est, Pyrénées au Sud-Ouest et Alsace au Nord-Est). A Grenoble, les séismes étant rares, on est face à une implication modeste des collectivités et des pouvoirs publiques pour la réduction du risque sismique.

Sur Grenoble, de nombreuses études ont été menées depuis 25 ans afin d’approfondir la connaissance du risque sismique sur la région. La méthode utilisée dans ce projet repose sur une approche d’évaluation probabiliste et de qualification du risque, reprenant l’ensemble des travaux ayant déjà été effectués. On constate que le risque sismique est modéré en terme de probabilité annuelle d’apparition de dommages, d’effondrement et de perte. Ces résultats sont certes incomplets: il faudrait introduire la notion de risque collectif de décès, représentant ainsi l’aspect collectif des pertes lors d’un tremblement de terre (un bâtiment peut s’écrouler sur plusieurs habitants) le risque liée à la route n’étant qu’un risque individuel. Il conviendrait aussi de regarder la mobilité des personnes au cours de la journée, en particulier pour les établissements scolaires concernés par cette étude puisque l’occupation des locaux varie dans la semaine: le risque n’est donc plus le même dans la journée, la semaine ou le week-end.

 

[Programme de recherche départemental]