[PGRN] [Programme de recherche départemental]

Projet CG38 - PGRN piloté par le LGIT

Titre du projet

Station d'acquisition sismologique multicomposantes
[ rapport pdf ]

Type d'aléa
Risque sismique
Année

1992

Mots-clés
Aléa sismique - Réseau d’observation SISMALP - Station d’acquisition - Balises sismiques
Champs disciplinaires
Sismologie


1) Organismes et auteurs


Organisme pilote
LGIT
Organisme(s) associé(s)
*
Coordonnateur
François THOUVENOT
Participants
J. FRECHET, J. REVILLA


2) Contexte du projet


Site(s) d'étude
*
Contexte de l'étude
Ce projet s’inscrit dans le cadre des développements de stations d’acquisition sismique engagés au LGIT depuis les années 1980, visant à mettre au point des matériels et logiciels d’un coût largement inférieur aux prix du marché, et dotés de caractéristiques techniques plus performantes et plus adaptées aux recherches menées au LGIT.

De ces développements, menés en collaboration avec des entreprises (dans le cas présent), sont issus plusieurs modèles de stations d’acquisition largement utilisés : stations ARGOS, LITHOSCOPE et TAD d’une part, destinées à des campagnes d’enregistrement temporaires, et stations SISMALP d’autre part.
Les stations SISMALP ont permis la création du réseau SISMALP, qui est l’un des réseaux d’observation sismique les plus denses d’Europe.
Avec ses 40 stations à une composante verticale chacune réparties du Léman jusqu’à la Corse, SISMALP permet la localisation précise des séismes du sud-est de la France. C’est donc l’outil de base pour toute analyse sismo-tectonique et pour les études de risque sismique dans notre région.

C’est grace aux caractéristiques techniques et au faible coût de ces stations qu’il a été possible de faire fonctionner un tel réseau. L’exploitation automatique et l’autonomie supérieure à un an ont permis de réduire au minimum les tâches quotidiennes. La faisabilité d’un réseau entièrement exploité par le biais du réseau téléphonique commuté fut ainsi démontrée.
Cependant, les stations SISMALP ne disposaient que d’une voie sismique (composante verticale du mouvement du sol), étaient limitées à l’acquisition courte période (> 1 Hz), avaient une faible dynamique (10 bits), étaient saturées pour les séismes les plus forts, et enfin, leur mémoire et leur vitesse de transmission étaient limitées. Le projet visait ainsi à l’amélioration technique de ces balises sismiques.
Programme plus vaste
Réseau SISMALP
Initiation du projet
Participation du PGRN
Montant du financement (k€)
10,67 k€ (70 kF)
Part du CG38 - PGRN
? %
(Co)-Financements
Budget total : 310 kF financés par l’INSU (CNRS), le BERSSIN (CEA) et le LGIT
Appréciation du rôle du financement CG38 - PGRN
Complément au budget du projet.


3) Objectifs, méthodes et résultats

Objectifs
Profiter de l’expérience acquise au LGIT pour créer une nouvelle génération de balises sismiques, afin de compléter le réseau SISMALP par un certain nombre de sites équipés de stations plus performantes.
Méthodologie
Développement de deux nouvelles stations dont le principe, extrapolé du fonctionnement des balises SISMALP, consiste à effectuer un stockage continu du mouvement du sol sur le disque dur d’un PC, et de transmettre par ligne téléphonique les tranches de temps réclamées par le site central.
Résultats
Prototype d’une nouvelle station d’acquisition sismique SISMALP 3, légère et économique, comprenant essentiellement 2 modules : un module d’acquisition et un module PC.

Le module d’acquisition LEAS permet d’acquérir 3 ou 6 voies sismiques à haute dynamique (18,5 bits pour une fréquence d’acquisition de 100 Hz), avec stockage sur carte mémoire de 2 ou 4 Mo, et permet aussi l’acquisition de mesures supplémentaires. Sa mémoire est gérée par le module PC, qui stocke l’information sur son disque dur de grande capacité, et exécute les commandes du site central, avec lequel il est connecté via un modem performant.


4) Débouchés du projet

Utilisateurs finaux potentiels
Chercheurs et gestionnaires en charge du risque sismique
Production scientifique
- Production de connaissances pratiques / opérationnelles
Produits délivrables
Version industrielle des balises SISMALP 3
Partenariats
- Préexistant
- Initié par ce projet
- Qui se poursuit
Retombées du projet
Version industrielle des balises SISMALP 3 et exploitation du réseau prévue pour 1994.

Combiné avec l’équipement de plusieurs sites en collaboration avec l’Université de Gênes, l’objectif d’équiper les Alpes occidentales d’un des meilleurs réseaux européens a ainsi été rendu possible.

« La richesse des données ainsi obtenues ont permis au LGIT d’obtenir la responsabilité d’installer dans les Alpes un réseau prototype du futur réseau accélérométrique français ».

+ Résultats scientifiques…


5) Valorisation du projet

Publications et communications
cf. SISMALP
Pages Web
SISMALP (objectifs et résultats) :http://sismalp.obs.ujf-grenoble.fr/resultats.html

 

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