Impacts du changement climatique sur les PH
ÉNOMÈNES NATURELS (ALÉAS)

3.6 TEMPÊTES



Facteurs de contrôle
Intensité
Fréquence
Saisonnalité
Localisation
Recommandations






FACTEURS DE CONTRÔLE DES TEMPÊTES

Type de
connaissances
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
Reconstitutions
     
Observations
France :
On se limitera ici aux tempêtes associées aux dépressions atlantiques ou méditerranéennes intéressant le territoire national. Schématiquement, ces perturbations résultent de deux types d'instabilité : barotrope, associée au cisaillement horizontal du vent, et barocline, associée au cisaillement vertical du vent et au gradient horizontal de température (par la relation du vent thermique). L'instabilité barocline est le phénomène prépondérant dans la maturation des dépressions des latitudes moyennes (Ayrault et Joly, 2000).
Synthèse bibliographique Bessemoulin 2002 - E
Modélisations
     
Hypothèses
     

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INTENSITÉ DES TEMPÊTES

Type de
connaissances
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
Reconstitutions
France :
Une étude basée sur l'utilisation de données de pression pour le calcul du vent géostrophique (Generoso, 2000) portant sur la période 1950-1999 a montré que la méthode permettait de retrouver 95 % des tempêtes et la totalité des fortes tempêtes. Elle révèle également que le nombre et l'intensité des tempêtes ont peu évolué à la fin du XXe siècle et qu'elles ont atteint le niveau qui était le leur en début de période. Ceci recoupe des études allemandes et nordiques (Planton et Bessemoulin, 2000).
Pour l'étude des tempêtes historiques, il est possible d'utiliser des données de pression et en dériver une vitesse de vent, en utilisant l'hypothèse géostrophique (équilibre entre force de pression et force de Coriolis ; on parle alors de « vent géostrophique »).
Bessemoulin 2002 - E
Observations
France :
Il ne semble pas exister actuellement d'indications d'une augmentation statistiquement significative de la fréquence ou de l'intensité des tempêtes.
  André & al. 2000 - A
Atlantique Nord :
Dans changements dans l’activités des tempêtes au dessus du Nord de l’Atlantique ont été analysés et montrent que si l’activité a eu tendance à augmenter ces dernières décennies, l’intensité des tempêtes n’est pas plus élevée qu’avant le 20e siècle.
  IPCC 2001 - R
France :
En identifiant les périodes où au moins 5 % d'un nombre constant de stations françaises ont relevé un vent maximal journalier supérieur à 100 km/h, Dreveton (2002) a pu sélectionner 734 épisodes de vent fort sur la période 1950-1999, soit une moyenne de 14,7 par an. L'utilisation d'un seuil de 20 % des stations a permis d'isoler 71 fortes tempêtes sur cette période, soit 1,4 par an. Le nombre d'épisodes de vent fort présente une forte variabilité interannuelle (7 en 1968, 26 en 1962), ainsi que celui des fortes tempêtes (0 en 1989, 1993 et 1998, 5 en 1965), mais l'étude ne met pas en évidence de tendance significative sur les 50 ans.

Lors de Lothar et Martin (décembre 1999), on a identifié, à partir des durées de retour des valeurs extrêmes de vent calculées pour les stations synoptiques, trois zones de vents centenaux ou plus :
- un périmètre Strasbourg, Colmar, Mulhouse, Orléans, Rouen, Reims, Nancy, Strasbourg, dont la majorité des valeurs ont dépassé parfois largement les valeurs cent-cinquantenales ;
- le pied des Pyrénées ;
- la côte atlantique depuis Biscarosse jusqu'à la Vendée.
Synthèse bibliographique Bessemoulin 2002 - E
Suisse :
Au 20e siècle, trois tempêtes séculaires ont été enregistrés en 33 ans : février 1967, février 1990 et décembre 1999. Ces événements sont cependant trop rares pour qu'un tendance statistique à long terme puisse être dégagée.
  OcCC 2003 - R
Modélisations
Atlantique :
Le signal issu de la modélisation qui fait état d'une intensifcation de la cyclogénèse et des routes dépressionaires sur l'Atlantique sont à la limite de la significativité statistique.
  André & al. 2000 - A
Hypothèses
France :
Si les avis des experts demeurent partagés pour ce qui concerne l’évolution des phénomènes extrêmes de plus petites dimensions, comme les tempêtes, les cyclones ou les orages, la probabilité d’une multiplication et d’une aggravation de ces phénomènes n’est pas exclue. Des hivers plus humides et l'aggravation des tempêtes favoriseront l'humidité.
  ONERC 2004 - R
Allemagne du Sud / Alpes du Nord :
D'ici la fin de ce siècle il faut s'attendre
à une intensification du circuit hydrologique, avec une augmentation et une intensification ultérieure des phénomènes météorologiques extrêmes : ouragans, tornades, cyclones tropicaux, sécheresse, fortes précipitations.
  Seiler 2006 - P*

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FRÉQUENCE DES TEMPÊTES

Type de
connaissances
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
Reconstitutions
France :
Une étude basée sur l'utilisation de données de pression pour le calcul du vent géostrophique (Generoso, 2000) portant sur la période 1950-1999 a montré que la méthode permettait de retrouver 95 % des tempêtes et la totalité des fortes tempêtes. Elle révèle également que le nombre et l'intensité des tempêtes ont peu évolué à la fin du XXe siècle et qu'elles ont atteint le niveau qui était le leur en début de période. Ceci recoupe des études allemandes et nordiques (Planton et Bessemoulin, 2000).
Pour l'étude des tempêtes historiques, il est possible d'utiliser des données de pression et en dériver une vitesse de vent, en utilisant l'hypothèse géostrophique (équilibre entre force de pression et force de Coriolis ; on parle alors de « vent géostrophique »).
Bessemoulin 2002 - E 
Suisse :
La reconstitution des tempêtes destructrices au cours des 500 dernières années sur le Plateau suisse montre qu'elles surviennent avec un intervalle moyen de 15 ans environ. Mais, des variations importantes sont observées : aucune tempête sévère n'est survenue entre 1562 et 1605 et une pause encore plus longue est apparue entre 1787 et 1841. Néanmoins, chaque siècle a été marqué par une violente tempête et on en dénombre au moins trois au 20e siècle (février 1967, février 1990 et décembre 1999).
Utilisation de documents historiques. Paul 2002 - A
Observations
France :
Il ne semble pas exister actuellement d'indications d'une augmentation statistiquement significative de la fréquence ou de l'intensité des tempêtes.
  André & al. 2000 - A
France :
En identifiant les périodes où au moins 5 % d'un nombre constant de stations françaises ont relevé un vent maximal journalier supérieur à 100 km/h, Dreveton (2002) a pu sélectionner 734 épisodes de vent fort sur la période 1950-1999, soit une moyenne de 14,7 par an. L'utilisation d'un seuil de 20 % des stations a permis d'isoler 71 fortes tempêtes sur cette période, soit 1,4 par an. Le nombre d'épisodes de vent fort présente une forte variabilité interannuelle (7 en 1968, 26 en 1962), ainsi que celui des fortes tempêtes (0 en 1989, 1993 et 1998, 5 en 1965), mais l'étude ne met pas en évidence de tendance significative sur les 50 ans.
Synthèse bibliographique Bessemoulin 2002 - E
Modélisations
Europe :
La modélisation des tempêtes hivernales laisse supposer une fréquence accrue des flux de Sud en provenance de la Méditerranée et des violentes tempêtes comme Lothar (Beniston 2004).
  Bravard 2006 - P
Hypothèses
Suisse :
On ne peut encore rien affirmer au sujet des tempêtes ou de la grêle, car l’influence du changement climatique sur ce genre d’événements est encore mal connue.
  Frei & Widmer 2007 - E

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SAISONNALITÉ DES TEMPÊTES

Type de
connaissances
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
Reconstitutions
Suisse :
Entre 1500 et 1960, la plupart des tempêtes se sont produites en décembre, les plus extrêmes se produisent cependant en janvier et février.
  OcCC 2003 - R
Observations
France :
Si des tempêtes violentes peuvent se produire en toutes saisons, la période où les vents sont les plus forts s'étend d'octobre à mars sur la majeure partie du pays.
Synthèse bibliographique  Bessemoulin 2002 - E
Modélisations
     
Hypothèses
     

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LOCALISATION DES TEMPÊTES

Type de
connaissances
Résultats de recherche et interprétations
Méthodes d'observation et d'analyse
Références
Reconstitutions
     
Observations
     
Modélisations
     
Hypothèses
     

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