Référence
bibliographique complète |
ANCEY C. Impact du réchauffement climatique. 2005. |
| Mots-clés |
Réchauffement climatique, chutes de neige, enneigement, activité avalancheuse, Chamonix |
|
Organismes
/ Contacts |
| Christophe Ancey, ancey@toraval.fr, Groupement Toraval
(http://www.toraval.fr/) Etude disponible sur Internet http://www.toraval.fr/rechauffement.php |
| (1)
- Paramètre(s) atmosphérique(s) modifié(s) |
(2)
- Elément(s) du milieu impacté(s) |
(3)
- Type(s) d'aléa impacté(s) |
(3)
- Sous-type(s) d'aléa |
| Températures, précipitations solides | Couverture neigeuse | Avalanches |
Pays
/ Zone |
Massif
/ Secteur |
Site(s) d'étude |
Exposition |
Altitude |
Période(s)
d'observation |
| France, Suisse | Mont Blanc, Chartreuse, Alpes suisses | Chamonix, Col de Porte, Davos | 1959-2001 (chutes de neige) et 1934-2001 (températures) à Chamonix |
(1)
- Modifications des paramètres atmosphériques |
|
Reconstitutions
|
|
Observations |
Températures : On note au cours des dernières décennies une augmentation des températures pour la plupart des postes sur les Alpes (comme pour les chutes de neige journalières, ce constat mériterait d’être contrasté car, selon la saison et le lieu considéré, des conclusions différentes peuvent être tirées). Si on prend les températures minimales et maximales d’un mois de janvier à Chamonix depuis 1934, on note assez peu de variations pour les moyennes annuelles, alors que si l’on ne considère que les moyennes sur le mois de janvier, on observe une augmentation significative des températures maximales. La moyenne des maxima sur janvier passe ainsi de –0,9° C avant 1945 à +3,3° C pour la dernière décennie ; dans le même temps, la moyenne annuelle des températures maximales est passée de +11,8 à +13,6°C. Un constat similaire pour être dressé pour d’autres postes comme celui de Davos en Suisse, pour lequel on dispose de données journalières de températures depuis 1881. Précipitations neigeuses : Que l’on s’intéresse aux cumuls moyens annuels de neige, aux chutes de neige extrêmes, ou bien au nombre annuel de chutes de neige, les chroniques météorologiques ne révèlent aucune diminution du nombre de chutes de neige. Ce constat peut ainsi se faire sur les chutes de neige à Chamonix (1050 m), où les chutes de neige sont mesurées depuis 1959. Un simple examen visuel montre les variations considérables d’une année sur l’autre et l’existence de cycles de plusieurs années. On constate aussi des choses surprenantes : les plus fortes chutes de neige journalières ont été observées durant la décennie 1990, qui est l’une des moins enneigées en moyenne. Les tests réalisés sur les données récoltées depuis la fin du XIXe s. (en Suisse) ou du milieu du XXe s. (en France) montrent la stabilité des précipitations de neige. La diminution de l’enneigement ne peut donc être attribuée à une réduction des précipitations de neige (de leur intensité ou du nombre annuel de chutes de neige). On note une variabilité du nombre annuel de chutes de neige et de leur intensité ; cette variabilité est plus ou moins forte selon la région. Les Alpes du Nord bénéficient ainsi d’une meilleure continuité que les Alpes du Sud en termes de cumul annuel de neige, mais les valeurs records de chute de neige journalière sont enregistrées dans les Alpes du Sud. Dans ce dernier cas, le relief escarpé du sud de la France force la rencontre entre des masses d’air chaud et humide venues de Méditerrannée et des masses d’air froid en altitude, ce qui explique l’intensité record des précipitations. |
Modélisations |
|
Hypothèses |
|
Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.) |
|
| (2)
- Effets du changement climatique sur le milieu naturel |
|
Reconstitutions
|
|
Observations |
Les tests réalisés sur les données récoltées depuis la fin du XIXe s. (en Suisse) ou du milieu du XXe s. (en France) montrent la stabilité des précipitations de neige. La diminution de l’enneigement ne peut donc être attribuée à une réduction des précipitations de neige (de leur intensité ou du nombre annuel de chutes de neige). Si les précipitations de neige sont à peu
près stables, il faut effectivement noter que l’enneigement
au sol a varié de façon notable à basse et moyenne
altitude (disons pour simplifier, au-dessous de 1800 m) alors que pour
les postes d’altitude, aucune tendance significative n’a été
détectée. Ainsi, sur le site expérimental de Météo-France
au Col de Porte (1360 m) au-dessus de Grenoble, les mesures montrent clairement
une diminution de l’épaisseur moyenne du manteau neigeux
et de la période d’enneigement : entre 1960 et 2004, l’épaisseur
moyenne du manteau neigeux a diminué assez régulièrement,
passant de 116 cm à 54 cm. |
Modélisations |
|
Hypothèses |
Il est vraisemblable que pour les stations de basse altitude, cette tendance à la décroissance perdure voire s’accélère pour les années à venir. |
Sensibilité du milieu à des paramètres climatiques |
Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.) |
Le facteur principal influant sur la conservation de la neige au sol
est la température de l’air |
Précipitations neigeuse du col de Porte : données Météo France. |
| (3)
- Effets du changement climatique sur l'aléa |
|
Reconstitutions
|
|
Observations |
Les situations
avalancheuses catastrophiques (la dernière sur les Alpes remontant
à février 1999) sont le plus souvent la conséquence
de chutes de neige extrêmes, dont la probabilité d’occurrence
est restée assez remarquablement stable au cours du dernier siècle
(environ une crue avalancheuse tous les 10 ans sur l’ensemble du
territoire). |
Modélisations |
|
Hypothèses |
L’impact [de l’augmentation
des températures] sur l’activité avalancheuse semble
beaucoup plus réduit [que sur l'enneigement]. Alors que les modifications climatiques de ces dernières décennies sont souvent vues comme la cause de l’accroissement des catastrophes naturelles, il n’y a pas lieu de penser qu’il y ait dans le futur une inflexion de l’activité avalancheuse, du moins celle ayant une ampleur catastrophique. |
Paramètre de l'aléa |
Sensibilité du paramètres de l'aléa à des paramètres climatiques |
Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.) |
(4) - Remarques générales |
|
|
(5)
- Syntèses et préconisations
|