Réf. Dubuisson & Moisselin 2006 - A
Référence
bibliographique complète |
DUBUISSON, B., MOISSELIN, J.-M., Evolution des extrêmes climatiques en France à partir des séries observées, La Houille Blanche, N°6, 42-47, 2006. |
Abstract: The studies previously realized at the Climatology Department of Météo-France allowed characterizing the mean climate change. But one of the major concerns with a potential change in climate is the evolution of extremes. The study presented here is part of the GICC/IMFREX project. In this project, daily reference series were constituted. These series complete the monthly homogenized series already available for climate change study. Climate indices were then calculated on these daily reference series.The indices of temperature show a pronounced warming over the second half of the 20th century. The trends of indices of precipitation are less coherent. They however show evidence of an increase of total precipitation (especially in the north of the country), an increase of summer droughts and a lengthening of rainy spells. No evidence of an increase in heavy precipitation events was found.
| Mots-clés |
Valeurs rares et extrêmes
de précipitations et de débits |
| Organismes
/ Contacts |
| Météo-France, Direction de la Climatologie 42 avenue G. Coriolis, F-31057 Toulouse cedex ; Tél: +33 (0)5 61 07 83 75 ; brigitte.dubuisson@meteo.fr |
| (1)
- Paramètre(s) atmosphérique(s) modifié(s) |
(2)
- Elément(s) du milieu impacté(s) |
(3)
- Type(s) d'aléa impacté(s) |
(3)
- Sous-type(s) d'aléa |
| Températures, Précipitations |
|
|
|
Pays
/ Zone |
Massif
/ Secteur |
Site(s) d'étude |
Exposition |
Altitude |
Période(s)
d'observation |
| France |
|
|
|
|
1901-2000
1931-2000
1951-2000 |
(1)
- Modifications des paramètres atmosphériques |
Reconstitutions |
|
| Observations |
Evolution des températures
Les 70 séries homogénéisées de températures
ont permis d'analyser le changement climatique en France. Les résultats montrent un réchauffement
marqué de l'ordre de 1 °C au cours du XXe siècle. Le
réchauffement est plus marqué pour les températures
minimales que pour les températures maximales. Il présente
des disparités régionales (gradient de réchauffement
est-ouest pour les minimales et nord-sud pour les maximales) et saisonnières
(les minimales ont le plus augmenté en été, les maximales
en automne). Le réchauffement constaté s'accélère
à la fin des années 1980.
Sur la période 1951-2000, les indices sur les températures traduisent tous un réchauffement marqué. Si on se positionne par rapport à une partie des extrêmes analysés sur le XXe siècle par Easterling et al.2000, les tendances sur la période 1951-2000 sont nettes pour :
• des températures maximales plus élevées (les tendances varient de 0,15 à 0,3 °C/décennie),
• plus d'étés chauds : la hausse
s'observe à la fois sur les températures minimales et les
maximales en été,
• des températures minimales plus élevées (les tendances varient de 0,2 à 0,35 °C/décennie),
• moins de jours de gel (les tendances du
nombre de jours de gel varient de - 0,3 j à - 5,8 j/décennie),
et relativement nettes pour :
• plus de vagues de chaleur,
• moins de vagues de froid.
L'analyse sur les indices a également montré
une augmentation de la variabilité des températures estivales.
Enfin, sur un grand nombre d'indices l'année 2003 ressort nettement.
Evolution des cumuls de précipitations au cours du 20e siècle
Les 300 séries mensuelles homogénéisées
de précipitations actuellement disponibles confirment les résultats
précédemment établis à partir de 226 séries
homogénéisées [Moisselin et Schneider 2002], [Moisselin
et al. 2002]. L'évolution des précipitations en
France au cours du XXe siècle est caractérisée par
une pluviométrie annuelle à la hausse, à l'exception
du sud de la France qui présente des cumuls en baisse, localisés
essentiellement sur le pourtour méditerranéen. Ces résultats
sont cohérents avec ceux du Groupe Intergouvernemental d'Experts
sur l'évolution du Climat, à savoir
une augmentation de 0.5 à 1 % par décennie du cumul annuel
sur le XXe siècle aux moyennes et hautes latitudes continentales
de l'hémisphère nord [Houghton et al. 2001].
L'évolution des précipitations est contrastée selon
la saison considérée, avec des précipitations hivernales
en augmentation, et des précipitations estivales plutôt en
baisse.
Evolution des extrêmes de précipitations
Compte tenu du faible nombre de séries quotidiennes de référence
(SQR) disponibles pour les précipitations [cf. étude]
et de la forte variabilité spatiale de ce paramètre, il
n'est pas possible d'établir un diagnostic à l'échelle
du pays pour l'évolution des extrêmes de précipitations
en France sur le XXe siècle. Des diagnostics sur les périodes
1901-2000 et 1931-2000 sont néanmoins disponibles pour quelques
séries sur le sur le site d'IMFREX. On s'intéresse donc
dans ce qui suit à la période 1951-2000. Les études
traitant de l'évolution des extrêmes climatiques à
partir de données observées portent sur des périodes
comparables [Klein Tank et Können, 2003], [Frich et al.,
2002].
Le cumul de précipitations sur la période 1951-2000 présente
une tendance annuelle à la hausse sur le pays, à l'exception
des stations situées dans une zone allant des Landes au bassin
méditerranéen où le cumul annuel des précipitations
présente une tendance à la baisse. La tendance à
la hausse est moins marquée sur la période 1951-2000 que
sur l'ensemble du XXe siècle. Les contrastes saisonniers caractérisant
l'évolution des précipitations sur le XXe siècle
sont nets sur la période 1951-2000 : les précipitations
hivernales sont en hausse sur les 2/3 nord du pays et en baisse sur le
tiers sud ; les cumuls de précipitations estivales sont en baisse,
et les cumuls de précipitation en automne et au printemps sont
en augmentation générale et en baisse sur le pourtour méditerranéen.
On dispose sur la période 1951-2000 de 98 séries
quotidiennes de référence (SQR) qui permettent de calculer
les indices définis précédemment. Comme pour l'évolution
des cumuls saisonniers de précipitations, on teste la significativité
de l'évolution de chacun des indices et pour chaque saison à
l'aide du test de Spearman sur la corrélation des rangs. Les indices
CLIVAR sur les températures traduisent tous un réchauffement
marqué. Les résultats obtenus sur les précipitations
sont plus contrastés. Ce résultat est cohérent avec
les études réalisées à l'échelle globale
[Frich et al., 2002] ainsi qu'à l'échelle européenne
[Klein Tank et Können, 2003].
On observe tout d'abord une augmentation du nombre annuel de journées
pluvieuses (rr1), les journées pluvieuses étant
définies par un cumul de précipitation (rr) supérieur
ou égal à 1 mm. Cette hausse s'observe sur l'ensemble des
saisons à l'exception de l'été où le nombre
de journées pluvieuses est en baisse sur la majorité des
stations traitées.
Les évolutions
en France sur la période 1951-2000 des principaux indices de précipitations
recommandés par le programme CLIVAR ont été analysées. Les évolutions sont
en majorité non significatives, les ordres de grandeur sont faibles
: le quartile supérieur des tendances du nombre de jours de fortes
précipitations (r10) vaut 0,8 j/décennie ; le quartile
inférieur des tendances du nombre maximal de jours secs consécutifs
(cdd) vaut - 0,7j/décennie ; et le quartile supérieur
des tendances du maximum de précipitations cumulées sur
5 jours (r5d) vaut 2 mm/décennie.
Les indices présentent généralement un contraste
nord-sud avec une pluviométrie plutôt en hausse sur une grande
partie nord : le nombre de jours de fortes précipitations (r10)
est plutôt en hausse au nord, le maximum des précipitations
cumulées sur 5 jours (r5d) est aussi en hausse sur les
2/3 nord de la France. Les indices présentent également
un contraste saisonnier été-hiver avec des sécheresses
estivales en augmentation : le nombre de journées pluvieuses (rr1),
le nombre de jours de fortes précipitations (r10), le
maximum des précipitations cumulées sur 5 jours (r5d)
et le cumul de pluie moyen des jours pluvieux (sdii) sont plutôt
en baisse en été, et le nombre maximal de jours secs consécutifs
(cdd) est plutôt en hausse en été.
Le GIEC attribue l'augmentation des cumuls de précipitations annuels
à un accroissement de 2 à 4 % de la fréquence des
épisodes de fortes précipitations [Houghton et al.,
2001].
Si l'on considère l'hiver, la hausse des cumuls de précipitations
sur les 2/3 nord du pays (respectivement la baisse sur le 1/3 sud) correspond
à une hausse du nombre de jours de fortes précipitations
(r10) (respectivement une baisse sur le sud). Cela est un peu
moins net lorsque l'on regarde le nombre de jours de très fortes
précipitations (r20). L'analyse de l'évolution
de la fraction des précipitations supérieures au 75e, 90e,
95e ou 99e centile ne permet pas de conclure sur la part des évènements
de forte précipitation dans l'augmentation des cumuls.
Si on se positionne par rapport à une partie des extrêmes
analysés sur le XXe siècle par Easterling et repris dans
le rapport du GIEC [Easterling et al., 2000 ; Houghton et
al., 2001], la richesse des indices permet
l'étude de domaines assez peu visités jusqu'alors. Les indices
de sécheresse « pourcentage du nombre de jours secs consécutifs
» (pdd) et « durée moyenne des périodes
sèches » (dry_ spell_mean) confirment le comportement
déjà noté sur le nombre maximal de jours secs consécutifs
(cdd) : les périodes sèches sont plutôt en
baisse annuelle (surtout au printemps) et en assez nette augmentation
estivale. Leur pendant « humide » montre des évolutions
nettement plus marquées sur l'année et traduisent un allongement
des périodes pluvieuses : 43 % de hausses significatives du nombre
maximal du jours de pluie consécutifs (cwd), 59 % de hausses
significatives du pourcentage du nombre de jours de pluie consécutifs
(pww), 57 % de hausses significatives de la durée moyenne
des périodes pluvieuses (wet_spell_mean). Les hausses
les plus nettes se situent à l'automne et au printemps et, là
aussi, le signal est inversé en été.
• Plus
d'évènements générant des cumuls journaliers
intenses : Pas nette. Si le nombre de jours de fortes précipitations, avec plus de 10 mm (r10) est en hausse sur les 2/3 nord du pays, les indices « maximum des précipitations sur 1 jour » (r1d), « cumul de pluie moyen des jours pluvieux » (sdii) et nombre de jours de très fortes précipitations, avec plus de 20 mm (r20) ne confirment pas.
• Plus
d'évènements générant des cumuls multi-journaliers
intenses : Pas
généralisée. L'indice « maximum des précipitations
sur 5 jours » (r5d) est en hausse sur les 2/3 nord
du pays (et surtout en automne). Confirmée par les indices
: « maximum des précipitations sur 3 jours » (r3d) et « maximum des précipitations sur
10 jours » (r10d).
• Sécheresses aggravées : Relativement
nette en été (mais plutôt moins de sécheresses
sur l'année). L'indice « nombre maximal de jours secs
consécutifs » (cdd) est en hausse en été
et cette hausse atteint jusqu’à 2 j/décennie.
Confirmé par la baisse des cumuls estivaux de précipitations,
et par la hausse des indices « durée moyenne des périodes
sèches » (dry_spell_mean), « total du
nombre de jours secs consécutifs rapporté au nombre
total de jours secs » (pdd).
• Plus
d'évènements pluvieux : Relativement
nette. Médiane des tendances du nombre de jours de pluie
(rr1) : 2,3 j/décennie. voir aussi l'indice «
nombre maximal de jours consécutifs de pluie » (cwd).
|
| Modélisations |
Selon un scénario du GIEC de type A2 appliqué
au modèle ARPEGE, le réchauffement entre la fin du XXe siècle
et la fin du XXIe siècle serait compris entre 3 °C et 3,5 °C,
avec des impacts significatifs sur les évènements extrêmes
: en particulier un été sur deux de la fin de siècle
serait au moins aussi chaud que l'été 2003. Les résultats
sur les précipitations montrent que les fortes précipitations
deviennent plus fréquentes en hiver et moins fréquentes
en été. |
| Hypothèses |
|
Informations
complémentaires (données utilisées, méthode,
scénarios, etc.) |
Homogénéisation des séries mensuelles
Les séries de données climatologiques contiennent des ruptures
d'homogénéité qui peuvent avoir différentes
causes telles que les déplacements du site de mesure ou les changements
de capteurs. Ces changements peuvent entraîner des ruptures du même
ordre de grandeur que le signal climatique que l'on cherche à caractériser.
L'étude des changements climatiques à partir de séries
brutes, sans contrôle spécifique ni examen des ruptures d'origine
non climatique, peut conduire à des conclusions erronées.
Des méthodes d'homogénéisation des séries
ont donc été développées. La Direction de
la Climatologie de Météo-France utilise la méthode
développée par Caussinus et Mestre [2004] pour homogénéiser
les longues séries climatologiques françaises.
On dispose actuellement de 300 séries de précipitations mensuelles homogénéisées sur le XXe siècle. Ces séries couvrent 51 départements métropolitains. On dispose de 70 séries séculaires de températures homogénéisées.
Constitution des séries quotidiennes de référence (SQR)
Pour caractériser l'évolution des extrêmes, on utilise
les séries de données quotidiennes. Les méthodes
d'homogénéisation actuelles ne permettent pas de corriger
les ruptures sur les séries climatologiques quotidiennes. Il est
clair néanmoins que lorsqu'une rupture d'homogénéité
d'origine non climatique affecte une série mensuelle, la série
quotidienne correspondante est elle aussi affectée par une rupture
d'homogénéité.
Pour étudier l'évolution des extrêmes
de températures et de précipitations, une sélection
des séries quotidiennes exploitables sur une longue période
a été réalisée. Cette sélection s'appuie
sur les informations issues de l'homogénéisation des séries
mensuelles (date et amplitude des ruptures d'homogénéité).
Cette méthode permet de déterminer des périodes supposées
homogènes. Un inconvénient de la méthode est la nécessité
de disposer d'une série mensuelle homogénéisée
pour pouvoir sélectionner la série quotidienne correspondante.
D'autres critères tels que le taux de données manquantes
ou les déplacements de postes sont également pris en compte
pour sélectionner les séries quotidiennes.
|
| (2)
- Effets du changement climatique sur le milieu naturel |
Reconstitutions |
|
Observations |
|
Modélisations |
|
Hypothèses |
|
| Sensibilité
du milieu à des paramètres climatiques |
Informations
complémentaires (données utilisées, méthode,
scénarios, etc.) |
| |
|
| (3)
- Effets du changement climatique sur l'aléa |
Reconstitutions |
|
Observations |
|
Modélisations |
|
Hypothèses |
|
| Paramètres
de l'aléa |
Sensibilité
du paramètre de l'aléa à des paramètres climatiques
et du milieu / Facteurs de contrôle |
Informations
complémentaires (données utilisées, méthode,
scénarios, etc.) |
| |
|
|
(4) - Remarques générales |
Outre l'examen des tendances passées, les séries quotidiennes
de référence ont contribué à valider et calibrer
les modèles numériques de climat pour la période
« climat présent » : modèle ARPEGE du CNRM (Centre
national de Recherche Météorologique) ou modèle du
LMDZ (Laboratoire de Météorologie Dynamique de l'IPSL, Institut
pierre Simon Laplace). La calibration est une méthode de correction
des sorties de modèle, appliquée une fois le comportement
général du modèle validé. La calibration est
conduite en construisant à chaque point de grille du modèle,
pour chaque paramètre et chaque saison une fonction qui transforme
la donnée quotidienne du modèle pour la période «
climat présent » en donnée observée, cette
fonction est ensuite appliquée aux données pour la période
« climat futur ». Les SQR ont donc participé, indirectement,
à la description du climat prévu à la fin du XXIe
siècle.
|
|
(5)
- Syntèses et préconisations |
Données quotidiennes fiables et relativement nombreuses, les séries
quotidiennes de référence (SQR) ont montré leur intérêt
pour l'étude de l'évolution des extrêmes de températures
et précipitations, de la même manière que les séries
mensuelles homogénéisées ont montré le leur
pour l'étude des paramètres moyens.
La principale crainte liée à une évolution du climat
vient de l'augmentation possible de la fréquence des phénomènes
extrêmes. notre étude a permis d'analyser les évolutions
des phénomènes extrêmes en France au cours des dernières
décennies et certaines évolutions sont particulièrement
nettes. Tous les indices de températures vont dans le sens d'un
réchauffement marqué sur la période 1951-2000. Des
indices de précipitations, on retient d'abord l'augmentation des
cumuls annuels, surtout au nord et en hiver. L'été les sécheresses
deviennent plus fréquentes et intenses, et pour certains secteurs
les effets se superposeront à ceux liés à l'augmentation
des températures. Le groupe deux du GIEC [McCarthy et al.,
2001] souligne ainsi le risque de détérioration des sols
en Europe méridionale avec un climat plus chaud et plus sec. On
observe également l'allongement des périodes pluvieuses.
Les précipitations intenses ne présentent pas d'augmentations
significatives.
La prolongation des séries quotidiennes de référence passe nécessairement par celle des séries mensuelles homogénéisées, ce travail est actuellement poursuivi. De plus, les recherches méthodologiques sur les extrêmes à Météo-France portent maintenant sur les corrections des données quotidiennes une fois les ruptures détectées et sur la modélisation des paramètres des lois de valeurs extrêmes. |
Références
citées (sélection) :
Caussinus, H., Mestre, O., 2004, Detection and correction of artificial shifts in climate series. Appl. Statist., part 3, 405-425.
Easterling, D.R., Meehl, G.A., Parmesan, C., Changnon, S.A., Karl, T.R., Mearns, L.O., 2000, Climate extremes: observations, modeling, and impacts, Science, 289:, pp. 20682074.
Frei, C., Schär, C., 2001, Detection probability of Trends in Rare Events: Theory and application to Heavy precipitation in the alpine Region, Journal of Climate, vol 14, pp. 15681584. [Fiche Biblio]
Frich, P, Alexander, L.V., Delta-Marta, P., Gleason, B., HaylocK, M. Klein Tank, A. M. G., Peterson, T., 2002, Observed coherent change in climatic extremes during the second half of the twentieth century, Climate Research, vol 19, pp. 193-212.
Houghton, J.T., Ding, Y. , Griggs, D.J., Noguer, M., van der Linden, P. J., Xiaosu, D., 2001, (eds.), Climate Change 2001: The Scientific Basis, Contribution of Working Group I to the Third Assessment Report of IPCC, Cambridge University press, UK, 944 p.
Klein TanK, a. M. G., Können, G. P., 2003, Trends in Indices of Daily Temperature and precipitation Extremes in Europe, 1946-1999, J. of Climate, 16, pp. 3665-3680.
Moisselin, J.-M., Schneider, M., 2002, Homogénéisation des séries françaises de précipitations couvrant le 20e siècle, La Houille Blanche, 6/7-2002. [Fiche Biblio]
Moisselin, J.-M., Schneider, M., Canellas, C., Mestre, O., 2002, Changements Climatiques en France au 20e siècle. étude des longues séries de données homogénéisées françaises de précipitations et températures, La Météorologie, 38, pp. 45-56.
Moisselin, J.-M., Dubuisson, B., 2005, Evolution des extrêmes de températures et de précipitations en France au cours du XXe siècle, La Météorologie, 54, pp. 33-42.