Réf. Moisselin & Schneider 2002 - A
Référence
bibliographique complète |
| MOISSELIN J.-M. & SCHNEIDER M. Homogénéisation des séries françaises de précipitations couvrant le 20e siècle. La Houille Blanche, N° 6/7, 2002, 126-130. |
| Mots-clés |
Longues séries
climatiques, températures, précipitations, homogénéisation,
indice de sécheresse De Martonne |
Organismes / Contact |
| Météo-France, Direction de la Climatologie |
| (1)
- Paramètre(s) atmosphérique(s) modifié(s) |
(2)
- Elément(s) du milieu impacté(s) |
(3)
- Type(s) d'aléa impacté(s) |
(3)
- Sous-type(s) d'aléa |
| Températures, précipitations |
Pays
/ Zone |
Massif
/ Secteur |
Site(s) d'étude |
Exposition |
Altitude |
Période(s)
d'observation |
| France métropolitaine | 226 séries centenaires dans 40 départements | 1901-2000 |
(1)
- Modifications des paramètres atmosphériques |
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| Reconstitutions | |
| Observations |
Au niveau mondial, le réchauffement global au cours du
20e siècle et sa nature anthropique sont maintenant un fait avéré
(IPCC, 2001). La tendance des températures moyennes annuelles
globales à 2 mètres est établie à 0,6 +/-
0,2°C/siècle avec une confiance supérieure à
99%. L'augmentation des précipitations aux hautes et moyennes
latitudes de l'hémisphère nord est comprise entre 5 et
10% avec une confiance comprise entre 90 et 99%. Cumuls annuels / mensuels de précipitations en France (1901-2000) : Coefficient de Spearman des cumuls annuels de précipitations : aucune baisse n'est significative, la plupart des séries présentent des tendances à la hausse. Ces résultats présentent cependant peu de cohérence météorologique. Il peut subsister dans les séries corrigées des ruptures de l'ordre de 10% du cumul annuel. C'est l'ordre de grandeur des tendances rencontrées. La plus forte concentration de hausses significatives se situe sur une bande méridienne, de la région parisienne à l'Ariège. Les deux tiers nord du territoire ne contiennent que des tendances présentant une hausse des cumuls. Seule la partie sud présente des cumuls en baisse (par exemple le sud de la Lozère, la Gironde, les Hautes-Pyrénées). Les Bouches du Rhône présentent un ensemble remarquable de baisses non significatives mais il manque des séries voisines venant corroborer ce résultat. Approche saisonnière (résultats saison par saison et station par station) : - Au printemps : une sécheresse s'accentuant sur le sud du territoire (avec même quelques baisses significatives). Les hausses du Lot et de l'Ariège apparaissent typiques. - En été : une sécheresse marquée sur la moitié sud (avec quelques baisses significatives). Les hausses du Lot et de l'Ariège apparaissent également typiques. Au nord, on trouve encore une majorité de séries de cumuls en baisse. - En automne : les baisses se concentrent sur les Bouches du Rhône, la partie ouest des Pyrénées, la Lozère et la Gironde. - En hiver : la quasi totalité des coefficients traduisent une hausse des cumuls. Sur les 40 séries départementales, on note sur l'année 20 séries dont les tendances sont comprises entre 5 et 15% du cumul annuel, 11 en dessous et 9 au-dessus. Disparités intra-annuelles : sur les séries calculées on peut isoler deux saisons caractéristiques. En hiver on ne trouve que des cumuls en augmentation. Un tiers de ces augmentations sont significatives. En été, on note une majorité de baisses (65%), dont aucune cependant n'est significative. L'automne et le printemps présentent des résultats intermédiaires. Les caractéristiquesde l'automne le rapprochent plutôt de l'hiver (majorité de hausses). Celles du printemps le rapprochent plutôt de l'été (encore un tiers de baisse). L'été est la seule saison avec une majorité de baisses. Evolution de l'indice de sécheresse De Martonne (1901-2000) : L'évolution des températures au cours du 20e siècle en France présente des tendances plus marquées que celles fournies par l'IPCC sur l'ensemble des latitudes tempérées (Moisselin & al., 2001). Les tendances varient de 0.7°C/siècle au nord-est du territoire à plus de 1.1°C/siècle au sud-ouest. L'examen des tendances en température montre une accentuation de la sécheresse, tandis que les tendances des précipitation sur la majorité du territoire montrent le phénomène inverse. Il est alors naturel de regarder l'évolution d'un indice de sécheresse combinant ces deux paramètres [= le coefficient de Spearman de l'indice de Martonne]. Le signal ne présente pas de cohérence spatiale très marquée. On note cependant une sécheresse plus marquée au sud du territoire (8 séries de la moitié sud présentent une baisse de l'indice) et une majorité d'indice en hausse au nord du territoire. La faible densité de postes limite cependant les interprétations possibles. |
| Modélisations |
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| Hypothèses |
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Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.) |
Dans cette étude seuls les cumuls de précipitations annuels
ou saisonniers sont traités, sans regard sur les événements
individuels extrêmes ou encore sur le nombre de jours de pluie. Approche saisonnière
: Si on considère les 40 séries départementales
(une série par département, moyenne de tous les autres),
on s'affranchit de l'inégale densité de postes d'un département
à l'autre. |
| (2)
- Effets du changement climatique sur le milieu naturel |
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| Reconstitutions | |
| Observations |
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| Modélisations |
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| Hypothèses |
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Sensibilité du milieu à des paramètres climatiques |
Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.) |
| (3)
- Effets du changement climatique sur l'aléa |
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| Reconstitutions | |
| Observations |
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| Modélisations |
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| Hypothèses |
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Paramètre de l'aléa |
Sensibilité du paramètres de l'aléa à des paramètres climatiques |
Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.) |
(4) - Remarques générales |
Il est difficile
et long d'établir les caractéristiques régionales
des changements climatiques. Les phases de recherche en données
anciennes de qualité acceptable, de numérisation de ces
données, d'homogénéisation doivent s'enchaîner
avec parfois quelques itérations nécessaires. L'effort
s'est accéléré à Météo-France
à partir de 1994 et il est maintenant possible d'avoir un zoom
sur le territoire de résultats établis à plus grande
échelle. |
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(5)
- Syntèses et préconisations
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Les résultats sur les longues séries françaises de
cumuls de précipitations sont beaucoup plus difficiles à
mettre en évidence que ceux concernant les températures
: la répartition des postes n'est pas homogène, les tendances
sont en général non significatives et de l'ordre de l'amplitude
des ruptures pouvant subsister dans chaque série. Les précipitations présentent des tendances en bordure de significativité : plutôt à la hausse et plutôt sur les saisons déjà pluvieuses. Seul l'été présente une majorité de cumuls en baisse sur la période 1901-2000. En hiver, presque tous les cumuls sont à la hausse. les autres saisons, les cumuls en baisse se situent plutôt au sud du territoire. L'indice de sécheresse De Martonne, calculé sur un nombre limité de postes, hérite plus des caractéristiques des précipitations que de celles des températures : les tendances ne sont pas en général significatives. Elles dessinent cependant une accentuation de la sécheresse sur la moitié sud (majorité de baisses non significatives). |
Références citées (extrait) :
- BELTRANDO G., CHÉMERY C. (1995) - Dictionnaire du Climat, Larousse-Références.
- IPCC, 2001 : Technical summary, a report accepted by Working Group I of the Intergouvernemental Panel on Climate Change, http://ipcc.ch/
- MESTRE O. (2000) - Méthodes statistiques pour l'homogénéisation de longues séries climatiques, thèse de doctorat de l'Université Paul Sabatier (Toulouse III), sept. 2000.
- MOISSELIN J.M., SCHNEIDER M., CANELLAS C., MESTRE O. - Changements Climatiques en France au 20ème siècle. Etude des longues séries de données homogénéisées françaises de précipitations et températures, soumis à La Météorologie en septembre 2001.