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Date |
Titre |
Auteur(s) |
07/02/2007 |
Comme un geyser sur l'alpe. |
Xavier FILLIEZ (interviewant Charly Wuilloud) |
| Mots-clés |
Glacier de Proz, temperature, rupture de poche, janvier 2007. |
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Organisme / Contact |
Site Web |
| D'après un article en ligne : Le Nouvelliste On-line (Valais suisse) | http://www.nouvelliste.ch/fr/ |
| (1)
- Paramètre(s) atmosphérique(s) modifié(s) |
(2)
- Elément(s) du milieu impacté(s) |
(3)
- Type(s) d'aléa impacté(s) |
(3)
- Sous-type(s) d'aléa |
| Glacier | Aléa glaciaire | Rupture de poche |
Pays
/ Zone |
Massif
/ Secteur |
Site(s) d'étude |
Exposition |
Etage
/ Tranche d'altitude |
Période(s)
d'observation |
| Suisse / Valais | Région du Grand-Saint-Bernard | Glacier de Proz (au pied du Mont-Vélan) |
(1)
- Modifications des paramètres atmosphériques |
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Reconstitutions |
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Observations |
Températures clémentes qui ont régné au début de l'année 2007, y compris à haute altitude (jusqu'à 10 degrés parfois à 2800 mètres). |
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Modélisations |
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Hypothèses |
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Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.) |
| (2)
- Effets du changement climatique sur le milieu naturel |
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Reconstitutions |
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Observations |
Sous l'effet des températures clémentes qui ont régné au début de l'année, y compris à haute altitude (jusqu'à 10 degrés parfois à 2800 mètres), l'eau a ruisselé depuis le glacier de Proz, un écoulement accentué encore par les précipitations. Durant la période de froid qui a suivi (jusqu'à -20 degrés la nuit) l'eau en surface a gelé. « Mais le glacier a continué de ruisseler », précise Charly Wuilloud . « Les glacier rocheux ont une inertie très forte. Cela signifie qu'ils réagissent avec un certain décalage aux changements de température ». Naturellement, l'eau charriant des sédiments s'est progressivement accumulée sous la couche de glace pour former une véritable poche d'eau. Le 30 janvier 2007, la pression aura finalement fait céder la calotte de glace, expulsant une lave neigeuse qui a raviné sur une centaine de mètres. Une fois n'est pas coutume, on attribuera cette rareté de la nature à... un hiver d'exception, côté températures précisément. |
Modélisations |
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Hypothèses |
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Sensibilité du milieu à des paramètres climatiques |
Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.) |
| (3)
- Effets du changement climatique sur l'aléa |
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Reconstitutions |
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Observations |
Mardi 30 janvier 2007, 15h: un randonneur dans la région du Grand-Saint-Bernard entend un bruit sourd dans la montagne. Comme un coup de canon. Le signalement laisse suggérer une poche d'eau qui se serait formée, puis rompue sous la pression, ce qui paraît pour le moins surprenant en plein hiver à cette altitude. La réalité du terrain confirme la singularité du phénomène: Au pied du Mont-Vélan, sous le glacier de Proz, à 2800 mètres, une calotte de glace et de terre s'est éventrée sous la pression de l'eau, provoquant une ravine de 120 mètres. A aucun moment, la sécurité des skieurs du Super-Saint-Bernard n'a été menacée, mais la rareté de l'événement interpelle. « La formation et la rupture de poches d'eau sont très courantes en automne, mais au beau milieu de l'hiver, c'est excessivement rare. Pour tout vous dire, je n'ai jamais vu ça en trente ans d'activité » [Charly Wuilloud, chef de la section des dangers naturels]. Cette poche d'eau qui s'est formée puis rompue mercredi dans la région du Grand-Saint-Bernard est au moins aussi singulière que notre hiver clément. Une conséquence, peut-être... |
Modélisations |
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Hypothèses |
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Paramètres de l'aléa |
Sensibilité du paramètre de l'aléa à des paramètres climatiques et du milieu |
Informations complémentaires (données utilisées, méthode, scénarios, etc.) |
Les glacier rocheux ont une inertie très forte. Cela signifie qu'ils réagissent avec un certain décalage aux changements de température... |
Observations de terrain par hélicoptère [Charly Wuilloud, chef de la section des dangers naturels] |
(4) - Remarques générales |
L'intérêt
du phénomène, aujourd'hui, réside surtout dans les
enseignements qu'on peut en tirer d'un point de vue géologique.
Et à ce titre Charly Wuilloud laisse échapper quelques scénarios
à considérer à l'avenir. « Dans ce cas précis,
la petite coulée n'a eu aucune conséquence. Mais imaginez
si cela se produit à l'emplacement d'un pylône de remontée
mécanique, par exemple. Aujourd'hui, on peut se dire qu'il vaut
mieux prendre quelques précautions si l'on constate une accumulation
importante de glace à des endroits critiques... » Là
où la montagne a toussé mercredi dernier, des randonneurs
auraient également pu se trouver sur son chemin: des traces fraîches
dans la neige montraient par ailleurs qu'une cordée avait emprunté
cet itinéraire précis plus tôt dans la journée.
Alors, comment prévenir ? |
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(5)
- Syntèses et préconisations
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